2 Le Refuge

 

2 Le Refuge

Hommage aux Maîtres sublimes !

 

- « Au centre, dans l’espace intermédiaire faisant face à nous, sur un siège de lumineux nuages blancs qui comblent le ciel entier, se dresse un haut et vaste trône de gemmes supporté par huit grands lions.

Y sont posés, les uns sur les autres, un lotus multicolore, un soleil et une lune sur lesquels siège notre précieux Maître-racine à la grande bonté qui personnifie en essence tous les Bouddhas des trois temps.

On aspect est celui du compatissant Shenlha Eukar.

Son corps d’un blanc éclatant ressemble à une montagne neigeuse embrassée par cent mille soleils.

Il a un visage, deux bras et deux jambes en posture croisée.

Ses deux mains forment le geste de l’équilibre méditatif.

Il possède les neuf qualités de Brahma et son corps est paré des treize ornements du Corps de Perfection.

 - Au-dessus de la tête de notre Maître–racine s’étagent les maîtres de la lignée expérientielle du Grand Véhicule depuis le Révélateur primordial Kuntou Zangpo.

 - Sur la droite du Maître, les déités courroucées du corps, du verbe et de l’esprit sont entourées par l’assemblée des yidams courroucés tels que Shangpour Métak qui siègent au cœur du brasier de la Sagesse Primordiale.

 - Au-dessus et à l’arrière, les Bouddhas des trois temps tels que les mille deux Bouddhas du Bon Kalpa entourent le Victorieux Teunpa Shenrab.

Tous siègent au sein de leur propre halo lumineux, le corps de chacun brillant en un bouquet de lumière.

 - Sur la gauche du Maître, la dakini Kalpa Zangmo est entourée de l’océan des dakinis des trois domaines et des quatre familles de dakinis, au cœur d’un entrelacs d’orbes de feu, d’arcs-en-ciel et de rayons de lumière.

 - Au-dessus et à l’arrière, visualisons les huit fils proches et les autres fils des Victorieux tels que Tobou Boumsang, entourés par les Shenrabs Youngdroung sempas.

«  A  - LI  - KA  - LI ! ! !»

 - Plus haut et en arrière se trouve la grande mère Satrik ErsangShérab Chamma - au corps de couleur jaune, parée des treize ornements paisibles.

 - Devant le Maître et légèrement plus bas que lui, dans une tempête de feu, la protectrice des préceptes Yéshé Welmo est entourée par les gardiens masculins et féminins du Beun qui préservent les enseignements. »

 

 - « A partir de maintenant et jusqu’à ce que nous atteignions le cœur de l’Eveil, tous les êtres et moi-même n’aurons d’autre refuge et abri, d’autre protecteur et soutien, d’autre source d’espoir que vous, ô précieux Maître et trois Joyaux.

C’est pourquoi nous plaçons notre confiance ne vous qui êtes les Sources permanentes de refuge, les guides pour les vies futures, dans les heurs et malheurs de cette vie.

 - Nous élèverons-nous ?

 - Déchoirons-nous ?

 - Vous savez où nous en sommes.

Notre destin est entre vos mains et nous nous en remettrons à vous en vous faisant offrande ! »

- « Le Maître Shenrab, glorieuse source des Trois Corps,

Les Bienheureux des trois temps, protecteurs de l’ensemble des êtres,

Les Supports que sont leurs paroles sacrées et leurs reliques physiques,

Les Shenrabs des dix orients,

flambeaux montrant la Voie de la Délivrance :

Rendant hommage à ces quatre sources, je me réfugie en elles avec tous les êtres ! »

 

- « Je me réfugie en vous ! 

 

- « Dans le Maître, je me réfugie ;

Dans le Bouddha, je me réfugie ;

Dans le Beun, je me réfugie ;

Dans les héros de l’esprit, je me réfugie !

Dans la divine assemblée du Mandala

de ma victorieuse déité personnelle, je me réfugie ! »

 

- « Je fais offrande aux trois Joyaux ! »

 

Qui a trouvé refuge dans le Bouddha ne révèrera pas les autres dieux !

Qui a trouvé refuge dans le Beun délaissera toute mauvaise intention et ne fera aucun mal aux êtres !

Qui a trouvé refuge dans les Shenrabs et dans le Maître ne suivra pas les hétérodoxes !

 

Qui a trouvé refuge dans le Bouddha manifestera de la dévotion pour sa représentation physique.

Qui a trouvé refuge dans le Beun honorera les écritures et ne les enjambera pas !

 

Lama Mengongwa :

 - Nous devons être libres de la saisie d’un soi pour devenir Bouddha.

L’attachement égotique à un système philosophique voile la sagesse qui réalise l’absence d’ego, ce qui empêche l’Eveil. »

 

La collection de Yangtsé :

 - « Tous les composés sont impermanents.

Tout ce qui est contaminé est souffrance.

Au-delà des afflictions, tout est paix et bonheur.

Les phénomènes sont tous vides et dénués de soi ! »

 

C’est le refuge qui distingue « ceux de l’intérieur » de « ceux de l’extérieur ».

Même en ayant pris tous les vœux, on n’en détient aucun lorsque l’on n’a pas trouvé refuge.

Le refuge protège des nuisances extérieures, tout en provoquant la foi et la dévotion.

Le refuge amenuise et épuise les voiles karmiques accumulés antérieurement et éloigne le karma négatif accumulé jusqu’alors.

« Dans le Corps Absolu sans point de référence ;

Dans Shenla Eukar, la déité du Corps de Perfection ;

Dans les Shens aux manifestations diverses et variées…

 - Maintenant, je me réfugie en Vous, Ô Victorieux !

Ô Révélateur, préservez-moi des funestes destinées ! »

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